Cyclotourisme,  Suisse,  Trek

Heidiland, Davos et l’Engadine

Zug

Notre prochain arrêt est prévus à Davos, et cela se mérite ! Le trajet pour y aller est semé d’embuches! Nous commençons par aller vers Zug depuis Lucerne, la pluie commence à tomber, nos ponchos nous sauvent encore une fois ! La ville est une des plus chère de suisse car tous les millionnaires du pays domicilient leur impôt ici afin de bénéficier d’un faible taux d’imposition. Les ruelles moyenâgeuses sont splendides et valent le détour!  A Zug, Matthieu a sa roue arrière qui crève. On ne trouve pas la cause, on change la chambre à air en pensant que l’autre est trop vieille… mais 10km plus loin voilà que son pneu crève encore une fois ! Quel galère… nous avions déjà pris du retard sur le programme de la journée, et voilà qu’il faut de nouveau démonter la roue ! La cause : un rayon détendue troue la chambre à air. Après réparation, nous repartons mais n’arrivons pas à rattraper le retard. Nous dormirons sur un feuerstelle (espace barbecue et détente dans les forêts ou au bords des rivières suisses). La vue sur les collines nous met du baume au cœur après cette journée difficile, pas de pluie prévus et nous avons même une fontaine pour boire et nous faire une petite toilette! Que demander de plus ! Sur ce voyage à vélo, les petits conforts deviennent des trésors.

Il nous faudra encore 3 jours supplémentaires pour arriver à Klosters puis Davos. Nous voyons des cigognes dans un champ, le fermier nous dit qu’elles l’aident en mangeant les souris et sont installées depuis 5 ans! Puis visite d’une usine de chocolats Läderach, miam ! Le soir on discute bien avec nos voisins de camping après un bain au lac.

Le lendemain nous longeons alors notre dernier grand lac suisse (Walensee) qui nous mènera au pays d’Heidi (Sargans) limitrophe du Liechtenstein et du Rhin qui prend sa source non loin dans les montagnes. Avant d’arriver à Davos, nous avions 800 mètres a gravir sur 20 km pour rejoindre Klosters, motivés comme jamais nous partons sur la route. Comment décrire l’état dans lequel nous sommes arrivés à Klosters, après avoir roulé sous un soleil de plomb, sur une route gravillonnée qui nous empêchait de monter correctement, sans parler des montés qui redescendaient juste derrière avant de remonter telles des montagnes russes… De quoi rendre fou ! De là viendra notre expression favorite  » On en chie, mais c’est pas cher!  » ( Désolé pour le vocabulaire mais nous étions vraiment fatigués !!).

Nous finissons par arriver au bout du rouleau, avant que l’office du tourisme nous annonce que nous ne trouverons pas d’hébergements abordables en villes (seulement des 4 étoiles). Nous decidons alors de nous offrir un peu de luxe en faisant la fin du chemin en train, et avec chacun un pot de glace de 350 ml à la main afin de rejoindre Franzi et Andi, amis de Matthieu à Davos ! Ce soir là nous dormirons dans un vrai lit et sous un toit en dur, pas besoin d’ouvrir la tente! Un bonheur !

Le lendemain sera une journée tranquille, grasse matinée et pique nique au bord du lac pour réparer nos muscles endoloris. Davos est une ville de montagne située dans les Grisons à 1600 mètre d’altitude. Tout y est fait pour les sports de montagnes et nos hôtes prennent souvent le télésiège à la pause de midi afin de faire un tour de VTT ou de ski en hiver.

L’Engadine

Après ce jour de repos et deux soirées sympathiques, nous partons en direction de l’Engadine en prenant le bus jusqu’au col du Flüelapass à 2383 mètres d’altitude puis redescendons en vélo jusqu’en bas de la vallée ! Une descente mémorable (et pas fatigante !!) entouré des montagnes qui nous mènent en Engadine, une vallée où l’on parle le romanche ( un mélange entre l’italien et l’allemand qui n’est parlé qu’ici)! Bonjour se dit « allegra » et merci « grazia ».

Nous avançons ensuite dans la vallée et traversons des villages magiques aux maisons peintes en blanc et gravées telles des fresques, nous pensons avoir remonté le temps. A Guarda, qui est un des villages typiques les mieux conservés d’Engadine, nous savourons une tarte au noix des grisons avec du Gazosa, la boisson locale (sorte de coca cola aux plantes) puis nous repartons direction de Scuol.

Randonnée bivouac: tour du Lischana par le val d’Uina

Nous ferons là bas une boucle de randonnée bivouac de 3 jours/ 2nuits. Nous commencerons à monter dans la forêt puis le lendemain nous arriveront aux gorges, où les locaux ont creusés dans la roche un passage impressionnant qui permettait de rejoindre l’Italie, Estelle se croit dans une aventure avec des hobbits et des nains!

Le 2ème bivouac sera dans un lieu de rêve perché à 2700 m au bord d’un lac qui nous offre un bain bien mérité! Le lendemain nous arrivons au point culminant de la randonnée à 3020 mètres, un paysage lunaire nous attend, entouré de montagnes et de vallées. La descente de 1800 mètres est longue et difficile, heureusement la « Lischana hütte » (refuge d’altitude) nous régalera avec des käsespätzli (pâtes typiques au fromage) et du rösti (galette de pomme de terre).

Pour la fin de cette journée et notre dernière nuit en suisse nous avons droit au fabuleux spectacle des feux allumés sur tous les sommets autour de nous pour le 1er Août, fête nationale Suisse ! Le lendemain nous reprendrons les vélos directions l’Autriche !

Itinéraire de randonnée suivi:

Scuol>En Sur> val d’Uina>Lac « Lais da rims »>Lishanna hütte (chamanna Lischanna)>Scuol

Auf wieder sehen!

Matthieu & Estelle

6 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *